Le plaisir de faire ses plants bio !

Ça y est, pour le potager de Madorre, la saison 2015 est lancée ! Ce sont les aubergines et les poivrons qui ont lancé le festival des semis… mais pas sans certains questionnements. En effet, aubergines, piments et poivrons demandent beaucoup de chaleur et de luminosité pour germer et grandir correctement. Je décide donc de rechercher quelques bons conseils et c’est sur le livre de Jérôme Goust, “Le plaisir de faire ses plants bio“, que je me suis arrêtée.

En guise d’apéritif…

Ça y est, pour le potager de Madorre, la saison 2015 est lancée ! Ce sont les aubergines et les poivrons qui ont lancé le festival des semis… mais pas sans certains questionnements. En effet, aubergines, piments et poivrons demandent beaucoup de chaleur et de luminosité pour germer et grandir correctement. Je décide donc de rechercher quelques bons conseils et c’est sur le livre de Jérôme Goust, “Le plaisir de faire ses plants bio“, que je me suis arrêtée.

L’entrée : la quatrième de couverture 

“Faire ses plants de légumes, de fleurs, d’arbustes… un plaisir supplémentaire pour les jardiniers. Avec des techniques simples et un minimum de matériel, produire ses plants présente de multiples avantages : éviter les aléas de la météo printanière, entretien et désherbage limité, multiplication de variétés rares… plaisir de partager avec ses amis.

Après “Le plaisir de faire ses graines, Jérôme Goust nous permet ainsi de compléter les plaisirs du jardinage tout en contribuant à un jardinage respectueux de la biodiversité”.

Le plat : une lecture pas à pas…

Le livre fait partie de la collection “Jardiner nature” des Editions de Terran. C’est une édition que j’apprécie particulièrement pour la qualité de ses livres et dont j’avais déjà eu l’occasion de faire une première critique du livre “Purin d’ortie & Co : les plantes au secours des plantes“.
Puisque nous avons commencé avec les aubergines, piments et poivrons, je vous propose donc de nous intéresser à la famille des solanacées. Allez hop > page 113 > légumes : aubergines, physalis, piment et poivron, tomate ; fleurs : browallia, nierembergia, pétunia, physalis, salpiglossis, tabac d’ornement. Continuons : conseils sur les contenants, substrat, température, luminosité et repiquage. A l’auteur de continuer ainsi : 

“S’ils ont besoin de chaleur (au moins 18°) pour germer, il faut ensuite que la température décroisse à partir du repiquage, pour arriver à descendre vers 15° à la plantation.”
Continuons notre lecture et tournons la page si vous le voulez bien. Nous trouvons alors un tableau des espèces de solanacées les plus cultivées avec le nom de l’espèce, le mode de multiplication (semis bac, godet, pépinière, mottes…), le nombre de graines au gramme, la période de multiplication, la température nécessaire à une bonne germination, la durée moyenne de la germination, le repiquage ou non et, enfin, la période de plantation, le tout agrémenté par des “photos-gestes”.
La famille des solanacées est l’une des familles les plus connues par les jardiniers. Mais ce livre révèle bien d’autres espèces et familles intéressantes à découvrir et donc à semer et à faire pousser dans son jardin. Ainsi, au milieu des astéracées (artichaut/cardon, laitues et chicorées) et des cucurbitacées (courgettes, patissons, courges, potirons, citrouilles, concombres et melons), on (re)découvre la famille des grossulariacées (cassis, groseilles) ou encore des polygonacées (oseille, rhubarbe). Bref, un sacré programme !
La technique du semis n’est pas sans certains inconvénients. Des maladies et des parasites peuvent en effet faire leur apparition (fonte des semis, limaces et escargots, ver du poireau ou altises). Mais n’ayez crainte, Jérôme Goust vous donne ses conseils :
“Altises : appelé “puce de terre”, ce petit coléoptère est redoutable pour les jeunes plants de brassicacées : choux, radis, navet, roquette ; et aussi bettes et betteraves […] Les infusions d’absinthe ou de tanaisie, le purin d’ortie peuvent avoir un effet répulsif”.

Enfin, n’oublions pas que les fleurs sont tout aussi utiles au potager ! C’est pourquoi Jérôme Goust nous réserve une partie entière sur la multiplication végétative (souche, drageonnage, rhizomes, marcottage, bulbes et boutures et certaines familles de fleurs (borraginacées. iridacées, papavéracées, tropéolacées, valérianacées ou encore violacées).

Le dessert : mon avis…

2 grands points positifs se dégagent de ce livre :
– le premier concerne la présentation, la mise en page et le choix des couleurs que je trouve particulièrement bien pensé. En effet, c’est un livre agréable à lire “visuellement” avec des couleurs harmonieuses, certes, mais aussi utiles au repérage (famille de légumes, aromates, fleurs…). Chaque catégorie a sa propre couleur ce qui peut s’avérer fort intéressant pour revenir chercher une information.
De plus, je retiendrai également que (presque) toutes les photos ont été prises par l’auteur du livre, Jérôme Goust, dans sa serre et son jardin. Un petit côté “artisanal” qui me plaît bien !
– le second point positif se retrouve au niveau des tableaux qui composent la grande majorité de ce livre. Dans d’autres livres, certains tableaux peuvent s’avérer inutiles mais pas ici ! En effet, ils constituent la pierre angulaire de toutes les informations. Je les trouve à la fois simple mais remplis de toutes les informations utiles.
Comme vous le voyez, je n’ai vraiment pas grand chose à reprocher à ce livre si ce n’est peut-être son impression en Espagne. Il ravira tous les jardiniers en quête de conseils pour débuter ses semis et sa saison potagère sous les meilleurs hospices. Je lui attribue donc un beau 8/10.

Vous en reprendrez bien un peu ?


Le plaisir de faire ses plants bio, Jérôme Goust, Editions de Terran, 2014, 14,50€ ou feuilletez l’ouvrage.

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