#1 Un potager bio qui rassemble : Sophie, ” partager, ça c’est important ! “

Cet article s’inscrit dans le cadre du projet “Un potager bio qui rassemble”, le but étant de vous faire découvrir des personnalités qui échangent et partagent avec d’autres leur passion de la nature et du potager biologique.
Smilies s'argumentent  

Aujourd’hui, je vous emmène chez Sophie dans le cadre du premier article du projet “Un potager bio qui rassemble”. Vous allez découvrir la passion dévorante et contagieuse de Sophie qui cultive son potager bio dont prés de 1700 variétés de tomates ! Une passion qu’elle n’hésite pas à faire partager autour d’elle et avec nous !
Smilie dit un ti secret à son pote

Aaaah Sophie ! Une personne avec beaucoup de gentillesse et que je tiens à remercier chaleureusement de m’avoir accordé un peu de son temps pour répondre à mes questions et qui donne, au final, une superbe interview !

1. Une petite présentation de ton potager pour commencer ( lieu, surface, année de création… Tout ce qu’il te semble important )

Le potager se situe dans les prés un peu après St Jean d’Arvey en Savoie à 700 m d’altitude environ. Chaque année, il s’agrandit un peu plus, cette année 150 / 180 m² environ.
J’ai démarré un potager en 2004 mais sur une autre parcelle que l’on nous prêtait, celui-ci est en place depuis 2008 (au repos en 2009 avec la naissance de ma petite dernière).
L’avantage de ce terrain est que je n’arrose jamais ou alors très rarement. Des sources doivent passer dessous et au final, les tomates et autres n’ont reçu aucun arrosage depuis leur installation encore cette année. Je m’arrange pour planter un lendemain ou une vieille de pluie et cela fonctionne plutôt bien.

2. Que représente ce projet pour toi, quels ont été tes objectifs de départ ?

Le potager est très important pour moi.
Il me permet de manger de bonnes choses sans aucun traitements mais aussi m’évader, avec trois enfants et beaucoup d’activités – culinaire, le travail, un télétravail une partie de l’année, la maison … je n’aime pas ne rien faire.
J’essaie de faire un beau jardin cette année tout en gardant pour objectifs premiers la qualité et la diversité.
Au tout départ, l’objectif était de manger de bons légumes maintenant, l’objectif est le même mais aussi faire découvrir les choses de la nature aux enfants et la diversité des légumes aussi – ils savent qu’une tomate peut être aussi bleue !

3. Tu pratiques les échanges, notamment de graines : pourquoi ?

Je suis partie de là en 2004 !
Lorsque nous avons emménagé, je voulais avoir de jolis parterres – n’ayant pas de terrain pour le potager et nous avions les légumes avec les beaux-parents aussi. Du coup, je voulais que la maison soit jolie mais vu le prix des plants … du coup, en cherchant sur le net, je suis tombée sur aujardin.org et c’est parti de là – quelques graines de fleurs en échange, puis un passionné de tomates qui m’en offre pour la curiosité et de rien je suis aujourd’hui à + de 1700 tomates.
J’ai aussi fait les piments, les cucurbitacées … mais j’ai moins accroché.
Par contre, mon l’objectif premier d’un joli parterre, n’a pas encore été atteint.

4. Comment sont tes contacts et échanges avec les gens sur les marchés et braderies ?

En fait, je ne fais que la braderie de mon village, l’organisation pour faire plus serait trop compliquée pour le moment, les enfants sont encore jeunes.
Mais le contact avec les gens est excellent.
Lorsque l’on discute tomates avec eux, ils pensent tomates rouges et plants de 1.5 m environ. Du coup, autour du stand, il y a beaucoup de curieux, et même un 23 juin, les plants trouvent acquéreurs. Les gens se laissent séduire par de la couleur ou prennent des plants nains pour leur balcon.
Souvent d’une année sur l’autre, je retrouve les mêmes acheteurs – certains me recontacte au moment des semis.
Je fais aussi de la « vente par correspondance » grâce au blog. Les gens découvrent et veulent sortir des réseaux de distributions traditionnels. J’ai même envoyé des plants à plusieurs reprises à travers la France et en Belgique aussi, de beaux échanges et quelques fois des amitiés qui se créent par la suite.

5. Travailles-tu toute seule ou en coopération avec d’autres jardiniers ?

C’est une passion et ça le restera, à moins que … sait-on jamais. Il faudrait faire bien plus pour en faire une activité principale. Et puis il faudrait des installations spéciales pour cela, ce que je n’ai pas.
J’ai un listing des personnes qui prennent leurs plants avec moi depuis 2009, la liste s’allonge d’une année sur l’autre, le bouche à oreille fonctionne plutôt bien. Je les contacte en janvier/février et je fais les plants en fonction des demandes et aussi de mes goûts de l’année pour ma production.
Je suis partie de 300 plants en 2009, j’ai mené 900 tomates cette saison … sans compter les courges, piments, aubergines … enfin tout ce qui se cultive.
Cependant, l’échange de graines voire de plants avec certains collectionneurs fait finalement un très bon travail d’équipe.

6. Tu cultives à ce jour plus de 1700 variétés de tomates : comment t’es venu cette passion ? Quelqu’un te l’a-t-elle transmise ?

Cette passion est partie de Pascal C. qui m’a gentiment offert 5 espèces en 2004 contre une enveloppe timbrée.
Par contre, c’est vraiment une passion dévorante pour moi. Je ne sais pas s’il se passe un jour sans que j’y pense d’une manière ou d’une autre ! D’ailleurs mon conjoint en a quelque fois un peu marre. Mais il participe aussi – il a monté, il y a trois ans, une pièce spécialement pour mener les jeunes plants de mars à mai/juin.
Mais je ne cultive finalement que 350 espèces par an, j’espère faire le tour de ma collection d’ici 5 ans. Il y a des échecs, des pertes d’espèces aussi au moment des semis ou de la culture. Il me faudrait beaucoup d’espace et surtout de temps pour faire une année toutes les espèces en ma possession, mais ça me tenterait bien.
7. Tu as également 3 enfants : leur parles-tu de la nature et de l’environnement ?

Oui, et ils sont très curieux.
Le jardin est intégralement en culture « bio ». Je ne traite pas, fais un apport de fumier que me mets le voisin, nous l’étalons avec la plus grande … ça fait du sport et elle a compris le pourquoi de ce travail.
Aucun produit, aucun traitement hors infusion de sauge lorsque le mildiou s’installe, j’essaie de leur inculquer ces valeurs du respect de la nature et derrière de notre santé à tous.
Ensuite, je n’insiste pas trop non plus, je leur apprends ce que je sais, j’essaie de les ouvrir à tout cela mais suivant le moment, ça les intéresse ou pas.
8. Penses-tu qu’il est important de faire découvrir cela aux enfants et comment ?

C’est en effet très important, le respect de notre terre, et puis améliorer aussi le contenu de nos assiettes !
Depuis deux ans, je monte un petit atelier avec les enfants de la grande section de l’école maternelle, les enfants sont très réceptifs et la maîtresse va aussi dans ce sens en les faisant travailler sur le sujet entre mars et fin avril.
Ils sèment leurs tomates naines courant mars et je reviens pour le repiquage, ils sont heureux comme tout et très attentifs aussi.
Par contre, je pense éduquer bientôt les parents aussi 😀 Ce sont des espèces naines que nous semons et du coup, beaucoup de parents s’inquiètent de ne voir plus grandir les plant au-delà de 20 cm malgré les fiches réalisées et distribuées !

9. Lorsque tu regardes tout le travail effectué jusqu’à aujourd’hui, en es-tu satisfaite ? Comment vois-tu le futur pour ton potager ? Des projets ?

Oui, c’est une belle satisfaction. J’ai réussi à avoir un jardin mieux entretenu que les autres années avec moins de temps disponible pour cela.
Cette année, le potager est « joli », bien garni, nous allons manger nos premiers haricots, enfin ! ça peut sembler ridicule dit comme cela, mais il ne faut pas oublier que le potager est à 700 m d’altitude, sans arrosage et installé assez tardivement encore cette année.
Les tomates sont prometteuses aussi et puis aussi tout le reste, je fais du maïs depuis deux ans et sans arrosage, il est plutôt bien avancé.
Seul bémol, le jardin « permanent » que j’essaie de monter n’est pas assez grand et puis je n’ai pas eu le temps de vraiment m’en occuper. Il reste tant encore à faire, dont le nettoyage du « carré » des tomates et celui des pois, mais ça va venir. La patience est une vertu qui se cultive aussi pour le jardinier !
Pour le futur, j’aimerai agrandir encore un peu l’an prochain, et puis aussi me lancer dans la culture de légumes hors du commun, des salades généreuses et grosses aussi … je recherche l’originalité mais il va falloir un peu de temps pour tout cela.
J’ai aussi une demande de certains pour l’achat de légumes, j’aimerai en faire plus pour cela, faire un peu de vente rien que pour faire partager, découvrir et discuter.
Ce serait un grand projet comprenant la culture et aussi l’élevage avec ventes à la ferme ou une idée comme cela, j’essaie avec mes moyens actuels mais, là oui, c’est un projet qui me tient à cœur et que j’espère un jour voir se réaliser.

10. Pour finir, un petit mot pour mes lecteurs, passionnés de potager comme toi …

Je leur dirai de savoir sortir de l’ordinaire. Il y a tant de belles choses, simples à faire et à cultiver. Il ne faut pas hésiter à essayer.
Mais aussi écouter les autres, à prendre quelques conseils, faire ses propres expériences quitte à refaire les années suivantes car les goûts et les conditions de culture changent d’une année sur l’autre. Et surtout partager, ça c’est important !
Et si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis à l’écoute et j’y répondrai avec plaisir … si je peux 🙂

Sophie tient également un blog que je vous invite à aller voir : http://ptitegrenouille-brox.blogspot.fr/ 
J’espère que cette interview vous a plu et que vous avez apprécié de découvrir l’univers de Sophie ! 
Bonne journée, 
Madorre bisou, calin, amour 

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4 reflexions sur “#1 Un potager bio qui rassemble : Sophie, ” partager, ça c’est important ! “

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