Le compost vert : quoi, pourquoi, comment ?

Depuis 2002, la législation interdit tout brûlage ou mise en décharges des déchets verts ( pelouse, feuilles mortes, branchages, tailles de haies… ). Le compost vert est le résultat du compostage de matières végétales. Il résulte généralement d’une production à plus grande échelle que celle du jardinier amateur faisant son propre compost “ménager”. Explications…

Smilie grognon pense


       1.   Le compost vert, qu’est-ce que c’est ? 


La notion de compost vert a été, en partie, introduite par Dominique Soltner, ingénieur ESA ( agriculture, alimentation et territoires ). A partir de 1985, il développe la technique du compost vert après de nombreux succès rencontrés dans les potagers. Le compost vert doit son nom aux matériaux servant à son élaboration. En effet, ils proviennent uniquement de végétaux. Alors, quelles différences avec le compost “ménager” que nous produisons chez nous ? Tout d’abord, le compost vert est un compost “à chaud”, issu d’un empilement de matières organiques suffisamment ventilé, humide et aéré lui permettant ainsi de chauffer et de se décomposer plus rapidement. De plus, la grande majorité des intrants dans le compost vert sont des résidus de compostage de végétaux ligneux ( tailles, branchages… ), possédant une partie aérienne importante, rigide et durable. C’est donc un compost intéressant et complémentaire, principalement pour les jardiniers qui ne produisent pas assez de compost ménager.

       2. La fabrication du compost vert 

Le compost vert est produit par les plates-formes de compostage des régions, départements ( l’on compte plus de 700 plates-formes aujourd’hui )… Les végétaux sont réceptionnés en provenance des déchetteries où un premier tri a déjà été effectué. Par la suite, un second tri est réalisé avant de nourrir les micro-organismes grâce à un mélange de produits carbonés ( branches ) avec des produits azotés ( gazon ). La matière organique va donc fermenter durant 4 mois grâce à l’activité de ces micro-organismes, provoquant un réchauffement ( 70°C ! ) du compost. A la fin, un contrôle de non-toxicité et d’absence de métaux lourds est effectué. Ainsi, toutes graines, maladies et substance anti-germinative sont détruites.


       3.   3 règles pour utiliser le compost vert ? 


– Le compost vert ne doit pas être enfouie profondément
– Utilisez le compost “jeune”, tout juste sortie du tas, plutôt en mélange que pour les semis en godets. Sinon, pensez à le tamiser !

Voici un tableau qui peut vous aider à estimer la quantité de compost à étaler sur votre potager :

       4.   Les avantages et inconvénients du compost vert ? 

Je vous propose ci-dessous un tableau regroupant les avantages et les inconvénients de l’utilisation du compost vert pour votre jardin et votre potager.

De plus, afin d’éviter que les inconvénients prennent le dessus sur les avantages, il est important de connaître sa terre ( argileuse, taux d’humus… ) pour pouvoir utiliser le compost vert le mieux possible. Je vous propose une petite vidéo fort intéressante sur ce sujet que nous a concocté notre ami jardinier, Yannick : http://au-potager-bio.com/nouvelle-video-3-astuces-pour-definir-la-qualite-de-votre-terre.

J’espère que cet article vous a plu et vous aura donné quelques informations sur le compost vert 😀 N’hésitez pas à laisser un petit commentaire si vous avez des questions, des réflexions, des envies de sujet à aborder pour un prochain article ( comme l’a fait Pascal, que je remercie ! ).

A très bientôt !
Madorre 😉

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