Enrichir le sol naturellement

 ” Cet article fait l’objet d’un événement inter-jardiniers organisé par Yannick du blog Au potager bio. Il souhaite réaliser un e-book sur les différentes méthodes d’enrichir la terre pendant l’hiver. Tout le monde peut y participer, que vous soyez amateur, professionnel, possédant un blog ou non. Vous trouverez tous les renseignements directement sur le site page événement inter-jardiniers. “

En cette période de repos au potager, le sol a besoin d’être enrichis et certainement pas laisser “à l’abandon”. Depuis plusieurs années, comme nombreux d’entre vous, je profite de ces derniers jours pour le préparer à la saison prochaine. Et ces petites bébêtes ( à gauche ) sont nos meilleurs amis !
amitié sincère

Aujourd’hui, je souhaitais donc vous présenter différentes façons d’enrichir votre sol durant l”hiver et ainsi lui permettre de rester aéré et structuré.

     1.  Pourquoi enrichir le sol ?
Avant toute chose, il convient de comprendre pourquoi cette action est si importante à la fois pour le sol en lui-même mais aussi pour vos récoltes à venir. Le sol est un milieu extrêmement vivant où les bactéries, les champignons et les animaux ont la vie belle. Chacun d’entre eux à ses fonctions et son utilité :

– les bactéries prélèvent l’azote de l’air ( fixatrices d’azote), source de protéines et la font entrer dans le vivant
– les champignons vont aider la plante à absorber plus d’eau et d’éléments nutritifs, fruit d’un long travail harmonieux avec elle
– les vers de terre, les taupes, les araignées, les cloportes… constituent ce que l’on appelle les “animaux du sol”. Ils broient, aèrent, creusent et fertilisent le sol. ver fait les cent pas

Pour finir, et pour bien visionner toutes ces petites bêtes, l’on considère qu’une seule cuillère à café de terre fertile renfermerai plus de bactéries et de champignons que la terre compte d’habitants !

     2.  Comment enrichir votre sol ?

Il est donc important de penser à elles pour en tirer le maximum de bénéfices. Deux points sont essentiels : il faut nourrir tous ces micro-organismes et leur construire une “maison” où ils ne seront pas dérangés.
Pour cela :

– apportez-leur de la nourriture et des nutriments sous forme de couches de paillis qui sont une source précieuse d’azote. Souvenez-vous de l’action essentielles des bactéries grâce à cette dernière ;

– laisser les légumes non récoltés pourrir sur le sol du potager : les tomates et les courges sont particulièrement recommandées. Elles accueilleront et nourriront ainsi tout cet écosystème ;

– construisez-leur une “maison” : et oui, comme nous, ces petites bêtes n’aiment pas être trop dérangées. Il convient donc d’utiliser des couverts végétaux et les engrais verts tels que la luzerne ou le trèfle, utilisé ici à Madorre. Ils encouragent ainsi la vie du sol et limitent l’apparition des  mauvais herbes, ce qui est un plus, vous en conviendrez ;


– enfin, la cendre est un bon amendement pour la terre du potager. J’utilise donc les cendres de bois de mon feu de cheminée pour procéder à l’épandage. Ces dernières sont riches en potasse, élément essentielle au bon développement de la plante et de vos légumes. Une dose de 70 g par m2 et par an est conseillé.

     3.  Conclusion

J’espère que cet article vous aidera dans votre activité potagère. N’hésitez pas à laisser des commentaires.
Bises,
Madorre

Sources : Larousse du Jardin Bio
               Magazine papier Bio contact

Pour plus d’infos :
– Au-potager-bio de Yannick : les engrais verts
– Mon-potager-en-carre : améliorer le sol de votre potager en carré 
– Retrouvez le résumé de cet événement inter-jardinier : Résumé de l’évènement : enrichir sa terre

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7 reflexions sur “Enrichir le sol naturellement

  1. Anonyme

    bonjour,
    dans le Gard j'ai un tout petit jardin (50m2 – l'abri de jardin – les allées…)Un sol sableux et quasiment vide de tout nutriment et faune (aucun ver de terre) J'ai apporté du fumier, du carton, des feuilles , de la verdure ramassée en campagne, pour créer un lasagne . Ce blog , et ceux associés (gilles domenech entre autre) me conforte dans mon envie d'entretenir le sol vivant, avant de nourrir mes cultures potagères Je restitue les adventices directement sur place, ainsi que les restes de légumes Je fais un petit compost qd j'ai des matières en trop pas exploitables sur le moment : brf, fumier sec de cheval, verdures diverses.
    Etant classée par les autres jardiniers traditionnels comme zonarde ou caraque parce que mon jardin n'est pas tiré au cordeau et tout s'y mélange, ça fait du bien de vous lire …. Merci

  2. Anonyme

    J'ai oublié de dire que j'ai ce jardin depuis un an seulement, que j'y ai importé 5 lombrics et 5 aesenia, que la terre a déjà bien changé et m'a mm donné plein de légumes cet été !

    1. Julia de Madorre

      Bonjour et merci beaucoup pour ton commentaire très enrichissant ! Je suis heureuse de savoir que des jardiniers tels que toi ( et beaucoup d'autres ) prennent soin de leur sol de cette façon. D'autant plus que tu as ton jardin que depuis un an seulement et que tu as donc tout de suite compris son importance pour les récoltes futures. Ton commentaire m'a également permis de m'intéresser à la technique du jardin en "lasagnes". Tout est dans le nom ( qui m'a bien fait sourire ;)): des couches successives de cartons, de journaux, de déchets végétaux… Bravo à toi pour cette initiative !
      Je te souhaite une belle saison 2013 !

      A bientôt,
      Madorre

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